Changer la peinture, repenser un salon, renouveler le mobilier : les projets de décoration intérieure font rêver. Mais dans un logement mal isolé, inconfortable en hiver et surchauffé l’été, les plus beaux aménagements ne changeront pas l’essentiel. La rénovation énergétique s’impose souvent comme le point de départ logique, et bien s’y faire accompagner change tout.
Un marché sous pression réglementaire et financière
Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G au diagnostic de performance énergétique (DPE) sont interdits à la location. Les logements F suivront en 2028, puis les E en 2034. Pour les propriétaires bailleurs, l’urgence est réelle. Pour les propriétaires occupants, la question du confort et de la valeur du bien est tout aussi concrète.
A lire aussi : Des devis artisan fiables et rapides pour rénover sans stress
Les aides publiques existent et elles sont significatives. En 2025, l’Anah a financé 379 428 rénovations pour un total de 4,39 milliards d’euros. Dans le cadre du parcours accompagné, l’aide moyenne dépasse 41 000 euros, sur des chantiers dont le coût moyen excède 59 000 euros. Ces chiffres donnent le ton : rénover en profondeur est accessible, à condition de bien s’orienter dans le dispositif.
C’est précisément là qu’intervient Mon Accompagnateur Rénov’, obligatoire depuis janvier 2024 pour bénéficier de MaPrimeRénov’ dans le cadre d’une rénovation d’ampleur. Sa mission couvre l’audit énergétique, le choix des travaux, la sélection des artisans certifiés RGE et la constitution des dossiers d’aides. Le coût de cette prestation oscille entre 2 000 et 4 000 euros, pris en charge jusqu’à 100 % pour les ménages les plus modestes.
Lire également : Rénover sa maison en 2026 : ce qu'il faut savoir avant de se lancer
Se prémunir contre les arnaques : un enjeu majeur
Le secteur attire malheureusement des pratiques douteuses. En 2025, 460 000 signalements de fraude ont été recensés en France, soit 70 % de plus qu’en 2023, avec la rénovation énergétique parmi les sujets les plus touchés. Face à cette réalité, la loi du 30 juin 2025 a interdit tout démarchage téléphonique ou électronique dans ce secteur. Depuis le 1er juillet 2025, un appel d’un prétendu « conseiller gouvernemental » ou « partenaire MaPrimeRénov' » est systématiquement une arnaque.
Dans ce contexte, le modèle d’accompagnement sans commission mérite attention. Certains opérateurs, comme Homji, la filiale du Crédit Mutuel spécialisée dans la rénovation énergétique, ont fait le choix de ne percevoir aucune commission sur les artisans référencés. Résultat : le conseil est neutre, sans conflit d’intérêt entre la recommandation d’un professionnel et un quelconque intérêt financier. Une garantie concrète quand on sait combien le choix des entreprises peut influer sur la qualité et le prix des travaux.
Rénover d’abord, décorer ensuite
Un logement bien isolé, c’est un intérieur plus silencieux, des températures stables, des factures allégées. Ce sont aussi des murs secs, des pièces saines, une base solide pour tout projet décoratif. Commencer par l’enveloppe du bâti avant de s’attaquer à l’esthétique, c’est simplement plus logique et plus durable. Les économies d’énergie réalisées après une rénovation globale se situent entre 55 et 80 %, ce qui libère un budget que l’on peut ensuite consacrer à l’aménagement intérieur.
Bien rénover demande du temps et de la méthode, mais les dispositifs existent, les professionnels sérieux aussi. Prendre le temps de choisir un accompagnateur fiable, sans pression commerciale, reste la meilleure façon d’aborder sereinement ce type de projet.

